Né à Baltimore dans les années 1970, Earl Simmons alias le Dark Man X déménagea aux Yonkers dans le Bronx étant encore tout jeune, il grandit là-bas. Encore inconnu cette année là, il enregistra en 1995 un titre avec la star de l'époque Tupac Shakur, (une chanson qui ne sortira malheureusement pas étant donné la disparition du meilleur rappeur et le partage des droits d'auteur entre Afeni Shakur et le gros méchant Suge Knight). Membre et leader du légendaire crew Ruff Ryders, il signa chez Def Jam en 1997 qui est la plus grosse maison de production de rap de la côte est, regroupant quasiment tout les gros rappeurs de New-York, qu'ils soient bons (Jay-Z, Nas, M.O.P., anciennement WC,....) ou mauvais (Ja Rule,...), qu'ils se détestent entre eux ou non. Il sort en janvier 1998 son premier album It's dark and Hell is hot qui propulsé par le "Ruff Ryders' anthem" atteint la première place des charts américains. DMX apporte un tout nouveau style pour la scène rap américaine, ne grosse voix rauque sur des instrumentals lourds et forts, DMX sort ses mots en une sorte de braillement parfois comme s'il allait se casser les cordes vocales, et le public accrocha tout de suite. Ca roula tellement bien pour lui qu'il s'acharna au travail et sortit en juillet 1998, six mois plus tard, un second album Blood of my blood, flesh of my flesh. L'année suivante sort And then there was X qui est son second meilleur album (pour moi). En effet les tubes se succèdent avec brio, le fracassant "What's my name" (gros son toujours, des braillements toujours, DMX pète les plombs dans le clip très fermé et frappe violement une table de mixage et deux grosses enceintes avec une grande massue) et "Party up" (toujours hargneux mais moins rageur, pour une fois il est victime d'un mépris). Le style gangsta rap est encore là et on a l'impression que rien ne peut le stopper, rien ne peut rivaliser avec sa rage. Il participe en l'an 2000 au film Roméo doit mourir avec Jet Li et Aaliyah, la déesse du R&B deviendra son amie, malheureusement elle décèdera en août 2001 (R.I.P.). Après une période de silence dans sa carrière en solo, il revient en 2001 avec The great depression, sa rage dans son rap n'en finit plus de progresser et on a l'impression cette fois que c'est bien plus fort qu'une rage meurtrière, on pourrait croire que sa rage est naturelle et qu'elle va finir par le faire mourir. Sur certains titres on peut penser que son rap s'est transformé en métal. Il collabore sur une chanson avec Faith Evans. Il continue sa carrière au cinéma avec le rôle principal qu'il tient dans En sursis aux côtés de Jet Li, la b.o. du flim paraîtra sous son propre label Bloodline records. En 2003 il annonca étrangement son départ du rap game après la sortie de son dernier album sorti en octobre et nommé Grand Champ. En effet DMX exprima son envie de se ranger dans les Ordres et de devenir pasteur. Sur ce cinquième album on retrouve la hargne du Yonker, les instrumentals de Swizz Beats sont une nouvelle fois de haut niveau, on retient un progrès fait au niveau des productions justement (il suffit d'entendre le son de "fuck ya all" assez agressif). Lancé par les titres "Where da hood at" et "Get it on the floor", cet album quand même très réussi (pour moi c'est son meilleur) atteindra comme les quatre précédents la première place des charts US. Et oui à chaque fois qu'un album de DMX sort c'est la folie pour les fans qui font que le rappeur à la grosse voix grille toute concurrence susceptible. Il sera difficile pour lui d'accorder gangsta life et religion. Il ne deviendra jamais pasteur et se fera arrêté en 2004 dans un aéroport après avoir frappé un automobiliste et s'être fait passé pour un agent fédéral, de plus de la marijuana fut retrouvée dans la boite à gant de sa voiture. Il risqua alors une peine de 7 ans de prison ferme.